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Revue de presse : Politique agro-alimentaire

GLOBAL

Le rapport du PNUE sur les lacunes en matière d’adaptation se concentre sur les solutions basées sur la nature

Après une année qui a été l’une des trois années les plus chaudes jamais enregistrées, le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) a publié son cinquième rapport sur les lacunes en matière d’adaptation. Il conclut que, bien que de nombreux pays aient progressé dans la planification de l’adaptation, les pays en développement sont confrontés à un important déficit de financement de l’adaptation (IIDD, 25 janvier). Le rapport met particulièrement l’accent sur les solutions basées sur la nature qui favorisent la protection, la gestion durable et la restauration des écosystèmes. Il constate que ces solutions doivent bénéficier d’un financement et d’une attention nettement plus importants, compte tenu des avantages à faible coût qu’elles apportent à l’adaptation au changement climatique, à la société et à la biodiversité.

L’avenir des systèmes alimentaires

Une nouvelle série de Devex sur l’avenir des systèmes alimentaires explore la façon dont les systèmes alimentaires peuvent faire face à la demande de produire plus, plus vite, malgré la menace du changement climatique, les problèmes environnementaux et une population mondiale croissante vivant plus longtemps. Parmi les contributions récentes, citons celle d’Agnes Kalibata, envoyée spéciale du secrétaire général des Nations Unies pour le Sommet sur les systèmes alimentaires de 2021, sur le thème « Rendre l’alimentation équitable et saine pour tous ». Elle explique comment les systèmes alimentaires peuvent être transformés par le partage de connaissances, d’idées et d’apprentissages au niveau mondial. Et Helen Castell se demande si, le Covid-19 étant responsable de la flambée des prix des denrées alimentaires, les efforts de facilitation des échanges peuvent être utiles. – comme la zone de libre-échange continentale africaine (AfCFTA).

ACP-UE

Après Cotonou : Vers un nouvel accord avec les États d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique

Dans le contexte de la Covid-19, les dispositions de l’Accord de Cotonou ont été prolongées jusqu’à la fin de 2021 (Groupe de réflexion du Parlement européen, 20 janvier). Après deux ans de négociations, un accord politique a été conclu en décembre 2020, y compris sur les questions les plus complexes. Le Parlement européen a réussi à maintenir l’assemblée parlementaire paritaire ACP-UE ; en outre, trois assemblées parlementaires régionales seront créées dans le cadre de la future structure institutionnelle du partenariat. Le briefing complet ici.

Partenariat Afrique-UE

Stratégie pour un nouveau partenariat UE-Afrique
Le Parlement européen a voté une stratégie de grande envergure pour un nouveau partenariat UE-Afrique (Nouvelles du Parlement européen, 28 janvier). La stratégie souligne la nécessité d’aller au-delà d’une simple coopération sur des questions telles que la transition verte, l’énergie, la transformation numérique, les emplois durables, la bonne gouvernance et les migrations. La commission du développement déclare que l’Europe et l’Afrique doivent s’éloigner d’une relation donateur-bénéficiaire, et expose sa vision d’une relation entre les deux continents.

Le partenariat Afrique-UE doit refléter les « réalités de l’agriculture africaine ».
Lors d’un récent événement sur les systèmes alimentaires et le commerce durable, les parties prenantes ont souligné que les futurs partenariats agroalimentaires entre l’UE et l’Afrique doivent tenir compte des réalités de l’agriculture en Afrique, notamment dans le contexte d’une transition plus écologique (Euractiv, 8 février). Les différences entre les deux continents doivent être reconnues, notamment en ce qui concerne les pressions climatiques et les parasites. Soulignant les difficultés que rencontrent les producteurs kenyans pour s’adapter aux cadres réglementaires changeants ailleurs dans le monde, Okisegere Ojepat, PDG du Consortium des produits frais du Kenya, a déclaré que pour les agriculteurs kenyans, toute limitation ou retrait de certains produits phytopharmaceutiques sans offrir d’alternatives peut laisser le secteur agricole vulnérable.

L’OCDE et l’Union africaine lancent un rapport sur la transformation numérique

Le Centre de développement de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) et la Commission de l’Union africaine ont publié le rapport 2021 Africa’s Development Dynamics, Digital Transformation for Quality Jobs (Commission européenne, 20 janvier). Le rapport suggère que les nouvelles technologies, telles que les contrats intelligents, les solutions de paiement en temps réel et les technologies de registre distribué (blockchain) peuvent transformer fondamentalement le secteur agricole et aider à relever les défis spécifiques des petits exploitants.

La Banque africaine de développement et la Banque européenne d’investissement signent un plan commun

La BAD et la BEI ont signé un plan d’action conjoint de partenariat mettant en évidence leur coopération renforcée et leurs priorités de développement mutuelles, ainsi que l’importance qu’elles accordent à la stimulation des investissements des secteurs public et privé en Afrique (BEI, 20 janvier). Les thèmes clés comprennent, entre autres, l’action climatique et la durabilité environnementale, ainsi que l’inclusion financière dans une perspective de genre.

AFRIQUE

Zone de libre-échange continentale africaine (AfCFTA)

L’AfCFTA est en vigueur mais la levée des barrières non tarifaires reste problématique
Le 1er janvier, l’AfCFTA est entrée en vigueur, éliminant les droits de douane sur 90 % des biens produits sur le continent (Global Trade Review, 13 janvier). Tous les membres de l’Union africaine, à l’exception de l’Érythrée, ont signé l’accord, et 34 des 54 signataires l’ont ratifié. Toutefois, pour que l’accord soit couronné de succès, les pays doivent s’attaquer à des barrières non tarifaires plus nuancées. Une plus grande attention devrait également être accordée à la mise en place de chaînes de valeur régionales. Ici une analyse de l’Institut international du développement durable (1er février), alors que l’AfCFTA achève son premier mois d’activité.

L’AfCFTA présente des opportunités pour le secteur privé et les PME panafricaines
Le secteur privé panafricain, sous l’égide de l’African Business Council (AfBC), a déclaré que le début des échanges commerciaux sur la base de l’AfCFTA offre d’énormes opportunités commerciales pour le secteur, les petites entreprises, les femmes et les jeunes (The Sun Nigeria, 4 février). Le Dr Ahmed Mansur, de l’AfBC, a déclaré : « Il est temps de nourrir l’Afrique par l’agriculture, la construction et la promotion des chaînes de valeur. Ce n’est que par une voix unie que nous pourrons transformer l’Afrique ».

Forum économique international sur l’Afrique

Le 20e Forum économique international sur l’Afrique se tiendra le 22 février (10.00-14.00 GMT), et aura pour thème « Investir pour une relance durable en Afrique ». La session 1 – Accélérer la transformation productive et l’intégration régionale pour réaliser l’Agenda 2063 – examine comment nous pouvons tirer pleinement parti de la dynamique numérique en Afrique, pour accélérer la transition vers des chaînes d’approvisionnement alimentaire modernes qui, à leur tour, créeront des emplois plus stables.

Élections à la Commission de l’Union africaine

La Conférence des chefs d’État et de gouvernement de l’Union africaine a réélu Moussa Faki Mahamat de la République du Tchad à la présidence de la Commission de l’Union africaine pour un nouveau mandat de quatre ans, de 2021 à 2024 (Union africaine). M. Faki sera remplacé par le Dr Monique Nsanzabaganwa du Rwanda, la première femme à occuper le poste de vice-président. Parmi les commissaires élus par le Conseil exécutif figurent Mme Josefa Sacko (Angola), réélue à la tête du département de l’Agriculture, du développement rural, de l’économie bleue et de l’environnement durable, et l’ambassadeur Albert Muchanga (Zambie), réélu à la tête du département du Développement économique, du commerce, de l’industrie et des mines.

Les économies africaines en 2021 : Raisons d’être optimiste

L’Agence française de développement (AFD) vient de publier ses deuxièmes perspectives pour l’Afrique (AFD News, 21 janvier). Malgré la crise économique mondiale, certains indicateurs semblent très solides et les raisons d’être optimiste en 2021 sont nombreuses. La publication, L’Économie africaine 2021, note que de nombreux pays d’Afrique partagent des caractéristiques économiques distinctives – un niveau élevé de petites entreprises, des emplois informels à grande échelle, une explosion démographique des jeunes et un secteur agricole prédominant – qui leur permettent de se tourner vers un avenir meilleur. Les pays d’Afrique ont jusqu’à présent été capables de résister au choc sans précédent de la crise de la Covid-19. Bien que le déclin de l’activité économique en Afrique (-2,6 %) marque une rupture avec la croissance des années précédentes, il est beaucoup moins sévère que ce que l’on observe au niveau mondial (-4,4 %).

Le Conseil des entreprises du COMESA soutient l’inclusion financière numérique pour les petites entreprises

Alors que le secteur privé s’efforce d’ajuster ses modèles d’entreprise aux défis croissants présentés par la crise du Covid-19, il est devenu évident que la transformation numérique fait partie intégrante de la survie des industries (The East African, 3 février). C’est dans ce contexte que le Conseil des affaires du COMESA, en partenariat avec la Banque de commerce et de développement de l’Afrique orientale et australe, a organisé un dialogue public-privé, « Vers une politique intégrée, commune, de paiement numérique pour les micro-petites et moyennes entreprises (MPME) du COMESA », le 20 janvier à Kigali, au Rwanda. Cette réunion d’une journée a permis de valider un projet de politique commune de paiement numérique pour les MPME. La réunion a noté que, particulièrement en cette période de pandémie, le secteur privé, en tant que fervent défenseur de la croissance des entreprises et du développement des marchés locaux et régionaux, avait la responsabilité et la possibilité de mobiliser les ressources nécessaires pour renforcer la capacité des MPME à commercer en ligne.

Un rapport de l’ICT analyse le potentiel de l’Afrique en matière de commerce électronique

L’international Trade Center (ITC) a publié un rapport intitulé « Business and Policy Insights » : Mapping e-Marketplaces in Africa, qui analyse les possibilités d’intégration des marketplaces en ligne en Afrique avec les économies africaines. Le rapport constate une augmentation de l’utilisation du commerce numérique en Afrique en réponse aux restrictions imposées par la Covid-19, et souligne le « vaste potentiel inexploité » des marketplace en ligne en Afrique. Il constate également que dix pays sont responsables de 94 % de l’ensemble du commerce en ligne en Afrique. L’Afrique du Sud, l’Égypte, le Nigeria, l’Algérie et le Kenya représentent ensemble 78 % du trafic total des marchés.

L’Afrique subsaharienne : L’agriculture comme tampon dans la crise du Covid-19

Les gouvernements de cinq pays d’Afrique subsaharienne (Burkina Faso, Éthiopie, Malawi, Nigeria et Ouganda), en collaboration avec la Banque mondiale, mettent en œuvre plusieurs séries d’enquêtes téléphoniques à haute fréquence pour surveiller les implications socio-économiques de la pandémie de Covid-19. Les données montrent que l’agriculture reste la principale source de subsistance des petits exploitants agricoles en Afrique subsaharienne, la part des ménages impliqués dans l’agriculture ayant augmenté depuis le début de la pandémie. Les ménages urbains sont plus nombreux à se tourner vers l’agriculture que les ménages ruraux. Si l’agriculture a été touchée par la pandémie, l’effet semble moins prononcé que dans d’autres secteurs. Lisez le rapport complet de la Banque mondiale ici.

La BAD accorde au Sud-Soudan une subvention de 14 millions de dollars pour stimuler l’agriculture

La Banque africaine de développement a signé un accord avec le Sud-Soudan afin d’accorder à Juba une subvention de 14 millions de dollars pour stimuler l’agriculture (The East African, 5 février). Le projet quinquennal de développement des marchés, de la valeur ajoutée et du commerce agricoles, qui vise à améliorer la productivité agricole, sera mis en œuvre par l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) en étroite liaison avec le ministère de l’agriculture et de la sécurité alimentaire du Sud-Soudan. Depuis 2015, l’agriculture a été gravement négligée – selon la FAO, seuls 5 % environ du Sud-Soudan sont cultivés en raison de la guerre civile, depuis 2013, et de l’insuffisance des investissements dans le secteur.

Sénégal: € 5,7 millions pour le Sénégal

Dans le cadre d’un plan d’appui face au Covid-19 et aux changements climatiques, le Sénégal a récemment signé une convention de financement dans le cadre du Programme Sahel Fao/Fida/Pam/G5 Sahel + Sénégal. Ce programme de FCFA 3,74 milliards (€ 5,7 millions) qui s’étalera sur 3 ans (2021-2023) a pour objectif d’appuyer les petits producteurs (femmes et jeunes) situés sur les zones transfrontalières – départements de Kanel (Matam), de Podor (Saint Louis) et de Goudiry (Tambacounda) (CommodAfrica, 10 février).

CARAÏBES

Le pacte commercial UE-Cariforum une décennie plus tard

Plus de dix ans après la négociation et la signature de l’accord de partenariat économique UE-Cariforum, ou APE, la structure du commerce mondial a considérablement changé (The Gleaner, 11 février). La récente publication d’un rapport préparé pour la Commission européenne afin d’évaluer les résultats obtenus à ce jour analyse la trajectoire commerciale actuelle entre l’UE et les Caraïbes et se demande si la réflexion post-pandémique et les impacts potentiels du Brexit ne risquent pas d’accélérer la tendance régionale à l’éloignement du commerce avec l’Europe.

Accélérer la relance et la résilience des Caraïbes dans le cadre de la crise de la Covid-19

Dans les Caraïbes, le virus Covid-19 continue de faire des ravages en 2021 (Caribbean Export, 8 février). Étant donné que le tourisme représente 34 à 48 % du PIB total dans des pays comme les Bahamas, la Barbade et la Jamaïque, l’effet a été massif. Mais il existe également une occasion unique d’appuyer sur le bouton de réinitialisation du programme de développement de la région, les entreprises devenant un partenaire clé sur la voie de la relance et de la résilience. Caribbean Export a déjà commencé à travailler pour renforcer et améliorer les capacités de la région à attirer les investissements étrangers directs.

PACIFIQUE

L’Union européenne accorde 5,7 millions d’euros pour renforcer la capacité commerciale du Pacifique

L’UE et le Secrétariat du Forum des îles du Pacifique (PIFS) ont signé un nouveau projet d’une valeur de 5,75 millions d’euros (équivalent à 14,3 millions de FJD) pour renforcer la capacité commerciale des pays du Pacifique (Loop Pacific, 28 janvier). Le projet, intitulé « Strengthening Pacific Intra-Regional and International Trade » (SPIRIT), vise à stimuler et à accroître le commerce intra-régional et international en renforçant les capacités institutionnelles et techniques dans la région. Il facilitera la mise en œuvre des accords commerciaux, en particulier l’accord de partenariat économique, et de la stratégie d’aide au commerce du Pacifique pour 2020-2025.

EUROPE

Union européenne : nouveau nom pour la DG Partenariats internationaux

La direction générale de la coopération internationale et du développement (DG DEVCO) de l’UE s’appelle désormais officiellement la direction générale des partenariats internationaux (DG INTPA) (Commission européenne, 15 janvier). Le nouveau titre, l’énoncé de la mission et la structure reflètent le rôle important des partenariats internationaux pour renforcer le rôle de l’UE dans le monde, éradiquer la pauvreté, progresser vers les objectifs de développement durable et promouvoir la démocratie, les droits de l’homme et l’État de droit.

La consultation publique est maintenant ouverte concernant le système d’indications géographiques de l’UE

La Commission européenne a lancé une consultation publique invitant les citoyens et les organisations, ainsi que les autorités publiques nationales et régionales, à contribuer à l’évaluation des moyens de renforcer le système des indications géographiques dans l’Union européenne. La date limite pour les contributions est fixée au 9 avril.

AFD : 1 milliard d’euros pour la biodiversité

L’Agence française de développement (AFD) prévoit de doubler ses financements pour la protection des écosystèmes (Actualité de l’AFD, 14 janvier). À l’AFD, la part des financements liés au climat ayant un impact positif direct sur la biodiversité, évaluée actuellement à 20 %, passera à 30 % d’ici 2025. L’AFD a également entrepris de doubler ses financements spécifiquement destinés à la biodiversité, de 527 millions d’euros consacrés à la protection de la biodiversité en 2020, à 1 milliard d’euros par an d’ici 2025.



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