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Revue de presse : politique

MONDIAL

Nouveau Directeur général de l’Organisation mondiale du commerce

La Directrice générale nigériane Ngozi Okonjo-Iweala, première femme et première personnalité africaine à diriger l’OMC, a pris ses fonctions le 1er mars (WTO News, 5 mars). L’une de ses premières actions a été de rencontrer le Groupe des pays les moins avancés ainsi que les Amis du système, une alliance de membres de petite et moyenne taille issus de différentes régions et de différents niveaux de développement attachés à un système commercial multilatéral qui fonctionne bien. Sa plus grande priorité sera de poursuivre ses rencontres avec les ambassadeurs séparément ainsi qu’avec des groupes, notamment le Groupe africain, l’Organisation des États d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique, et l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est.

La CNUCED demande de lier la politique commerciale et le droit à l’alimentation

La Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (CNUCED) a publié une note de politique générale qui appelle à la mise en œuvre et à la réforme effectives des dispositions de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) en vue de promouvoir le droit à l’alimentation (IISD, 1er mars). La note, intitulée « Towards a New Trade Agenda for the Right to Food » (Vers un nouveau programme commercial pour le droit à l’alimentation), demande aux membres de l’OMC de se pencher sur quatre questions non résolues concernant la mise en œuvre de l’Accord sur l’agriculture de l’OMC : les restrictions à l’exportation, le soutien aux producteurs agricoles pauvres en ressources, la détention de stocks publics ainsi que le soutien financier et technique apporté par les partenaires du développement à la production agricole.

Sommet des Nations Unies sur les systèmes alimentaires – comment encourager la réduction des pertes et des déchets alimentaires ?

Le Sommet des Nations Unies sur les systèmes alimentaires 2021 sous le thème « Comment encourager la réduction des pertes et des déchets alimentaires ? », s’est tenu le 12 mars. Il a principalement été consacré aux nouvelles mesures audacieuses visant à transformer la façon dont le monde produit et consomme les aliments, afin de progresser dans la réalisation de chacun des 17 objectifs de développement durable. Dans un article d’opinion (Devex, 9 février), l’envoyée spéciale des Nations Unies, Agnes Kalibata, explique comment les systèmes alimentaires peuvent être transformés en partageant les plateformes, les idées et l’apprentissage au niveau mondial. “Un groupe ne porte pas à lui-seul la responsabilité de la transformation des systèmes alimentaires pour devenir plus inclusifs, nutritifs, durables et résilients. La responsabilité pour l’obtention d’un système alimentaire qui fonctionne bien est partagée entre les secteurs public et privé, les entreprises et les consommateurs, les autorités et les individus, c’est pourquoi la transformation ne peut s’obtenir qu’en partageant des plateformes, des idées et des apprentissages à un niveau mondial comme jamais auparavant. »

Le FIDA établit un record de collecte de fonds pour sa reconstitution

Le Fonds international de développement agricole (FIDA) a mobilisé 3,8 milliards de dollars lors de sa 12ème reconstitution de ressources, un nouveau record pour le fonds des Nations Unies (Devex, 18 février). Ces fonds permettront au FIDA d’aider environ 140 millions de personnes dans les zones fragiles et éloignées sur une période de trois ans. Le FIDA a déclaré qu’au moins 40 % des fonds seront investis dans la lutte contre les changements climatiques. À l’échelle mondiale, les populations rurales sont les plus touchées par les irrégularités des précipitations et les catastrophes naturelles qui perturbent l’agriculture, alors qu’elles contribuent le moins aux changements climatiques. Plus de la moitié des fonds sera consacrée à des projets de développement rural en Afrique subsaharienne, et plus d’un quart ira aux pays fragiles ou impliqués dans des conflits.

IFPRI : Les enseignements de la Covid-19 sur les systèmes alimentaires

Les répercussions de la pandémie sur notre système alimentaire mondial ont des conséquences sur la sécurité alimentaire et le bien-être nutritionnel de millions de personnes dans le monde, avec des marchés fermés, des chaînes d’approvisionnement interrompues et des pertes de revenus et d’emplois. Il sera essentiel de comprendre l’étendue et la nature de ces répercussions afin de renforcer la résilience aux chocs futurs. Un séminaire organisé par l’Institut international de recherche sur les politiques alimentaires (IFPRI)le 2 mars a présenté les résultats de la première évaluation mondiale des répercussions de la Covid-19 sur les systèmes alimentaires, en examinant les points de vulnérabilité et de résilience, qui en a souffert et qui en a bénéficié, et comment les fermetures et autres politiques ont façonné les résultats. Voir la vidéo ici.

CNUCED : Les règles relatives au commerce électronique numérique pourraient avoir des effets négatifs sur les pays en développement

La Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (CNUCED) a publié un document de recherche qui fait état des avancements des négociations sur les règles numériques dans le cadre de l’initiative de déclaration conjointe sur le commerce électronique (IISD, 22 février). Ce document met en garde contre le fait que plusieurs des règles numériques clés en cours de négociation présentent des coûts de conformité élevés et pourraient avoir des effets négatifs sur la compétitivité commerciale des pays en développement dans l’économie numérique.

AFRIQUE

Surmonter les obstacles à la production de légumes traditionnels africains

Le sommet « Power on your Plate » s’est récemment tenu à Arusha, en Tanzanie (publication sur le blog de CABI, 11 mars). Ce grand événement panafricain a été consacré au rôle des légumes traditionnels africains dans la diversification et le renforcement des systèmes alimentaires, à la réduction de la pauvreté, à la dynamisation de l’industrie et à l’amélioration de la santé et des revenus. Les participants ont examiné les moyens de surmonter les obstacles afin de favoriser les légumes traditionnels africains dans la chaîne alimentaire.

L’évolution du secteur des semences végétales en Afrique

Un article paru dans la revue Food Security (3 mars) affirme que le secteur des semences de légumes en Afrique subsaharienne a été lent à se développer et a reçu peu d’attention dans le programme de développement. L’article s’appuie sur l’expérience de l’Asie pour présenter une stratégie en quatre points visant à dynamiser le secteur des semences de légumes dans la région : renforcer les capacités techniques des entreprises de semences africaines pour leur permettre de développer des variétés bien adaptées ; examiner et réviser les réglementations sur les semences, conçues à l’origine dans l’optique des céréales alimentaires ; améliorer le développement pour exploiter les variétés améliorées et les bonnes pratiques de gestion ; renforcer les systèmes de commercialisation des légumes pour réduire les risques pour les agriculteurs et les négociants.

Le Forum sur l’Afrique appelle à une « nouvelle donne » pour le développement

Le 20e Forum économique international sur l’Afrique, organisé par l’Union africaine (UA) et l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) sous le thème « Investir pour une relance durable en Afrique », a conclu que “le temps d’une « nouvelle donne pour le développement » est venu : face à cet énorme choc mondial, seule une action coordonnée au niveau continental et mondial nous permettra de réduire les vulnérabilités de nos économies” (Commodafrica, 23 février).

Afrique de l’Est: Plus de 32 millions de personnes en insécurité alimentaire

Dans son dernier bilan, le FSNWG (East and Central Africa Food Security And Nutrition Working Group) estime que 32,3 millions de personnes étaient en situation d’insécurité alimentaire (phase 3+) et avaient besoin d’une aide d’urgence en janvier 2021, une estimation en légère hausse. Un soutien immédiat est nécessaire au Soudan du Sud où plus de 100 000 personnes sont en situation catastrophique (phase 5) et où 1,4 millions d’enfants de moins de 5 ans devraient être confrontés à la malnutrition aigüe en 2021. La situation humanitaire dans la région du Tigré en Éthiopie resterait préoccupante : plus de 600 000 personnes nécessitaient déjà d’une aide alimentaire avant le conflit ; le conflit au Tigré aurait entrainé un déplacement interne de population d’environ 2,2 millions de personnes.(De l’autre côté de l’Afrique, 1 March).

Bénin : des milliers d’entreprises bénéficieront du premier partenariat entre la BEI et Vital Finance Bénin

Le tout premier prêt de la Banque européenne d’investissement (BEI) octroyé à Vital Finance Bénin permettra de promouvoir les investissements des petites entreprises et de soutenir des milliers d’emplois au Bénin, en étant le « chaînon manquant » entre les institutions de microfinance et les banques (communiqué de presse de la BEI, 8 mars). 77.000 prêts, des financements en devise locale et des investissements à plus long terme seront accordés, et les femmes devraient représenter 70 % des bénéficiaires finaux. Il s’agit du premier partenariat au Bénin dans le cadre du programme de microfinance de 50 millions d’euros de la BEI pour l’Afrique occidentale.

Congo : le Premier ministre salue le soutien apporté par la BEI à la transformation numérique et la mobilisation de 65 millions d’EUR à l’appui des investissements du secteur privé au Congo-Brazzaville et dans la région CEMAC

La BEI lance une nouvelle initiative en matière de meilleures pratiques techniques pour renforcer l’impact des futurs investissements dans le numérique.
Une nouvelle ligne de crédit de 50 millions d’EUR mise en place avec la Banque de Développement des États de l’Afrique Centrale (BDEAC) appuiera le secteur privé au Congo et dans la Zone CEMAC.
Un partenariat avec Société Générale Congo pour débloquer une ligne de crédit de 15 millions d’Euros, soit près de 10 Milliards de Francs CFA, à destination des PME pour soutenir leur développement.

Trois nouveaux accords entre la BEI, la République du Congo, la Banque de Développement des États de l’Afrique Centrale et Société Générale Congo, qui doivent contribuer à la création d’emplois, au renforcement de la croissance économique et au développement du secteur privé et faire en sorte que les entreprises puissent relever les défis posés par la pandémie de Covid‑19, ont été présentés lors d’une annonce officielle de haut niveau à la Primature à Brazzaville. (EIB, 3 March).

Maurice – La JICA finance la relance post-Covid 19 de l’économie mauricienne pour 234 M€.

L’Agence de coopération internationale japonaise (JICA) et la Banque Africaine de Développement (BAD) ont signé le 24 février un accord de prêt de 30 Mds de yens (234 M€) en faveur de Maurice afin de soutenir sa réponse à la pandémie de Covid-19, de garantir les conditions de vie de la population mauricienne et de renforcer la résilience de son économie. Ce projet entre dans le cadre de l’Initiative commune de renforcement de l’assistance au secteur privé en Afrique (EPSA), qui consiste en une ligne de crédit fournie par la JICA à la BAD destinée à financer et superviser des projets développés par le secteur privé en Afrique. (De l’autre côté de l’Afrique, 1 Mars).

Afrique–UE

Semaine européenne de l’industrie 2021

EU Industry Week 2021

L’Organisation des Nations Unies pour le développement industriel (ONUDI) a organisé trois événements dans le cadre de la Semaine européenne de l’industrie 2021. Le premier dialogue multilatéral a mis en avant la coopération de longue date entre l’ONUDI, l’UE et l’Organisation des États d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (OEACP), en mettant l’accent sur les initiatives de promotion des investissements et des technologies aux fins d’accroître la compétitivité des pays en développement.

Renforcer la résilience face au Covid-19 : Les prochaines étapes du partenariat numérique UE-UA

Une publication de l’European Think Tanks Group (19 février) suggère la manière dont l’Union africaine et l’Union européenne peuvent collaborer pour développer l’infrastructure numérique en Afrique et soutenir la digitalisation dans des domaines clés comme la logistique du commerce électronique et l’agriculture. La pandémie de Covid-19 a entraîné une accélération rapide de l’économie numérique au niveau mondial, avec une hausse estimée à 30 % du trafic Internet en 2020. Les pays affichant un taux de pénétration plus élevé de l’Internet en 2019 ont été en mesure d’imposer des politiques plus strictes pour freiner la propagation du virus. Les technologies en matière d’éducation et de santé sont apparues comme des solutions numériques importantes pour gérer les effets de la crise. Néanmoins, la fracture numérique mondiale est assez marquée : en 2019, 82,5 % des Européens avaient accès à Internet, contre seulement 28,2 % des Africains.

Europe

La stratégie commerciale de l’UE soutient la neutralité climatique

La Commission européenne a défini une nouvelle stratégie de politique commerciale pour l’UE (IISD, 3 mars). La Commission européenne se concentrera sur six domaines : la réforme de l’OMC ; le soutien à la transition écologique et la promotion des chaînes de valeurs responsables et durables ; le soutien à la transition numérique et au commerce des services ; le renforcement de l’impact de la réglementation de l’UE ; le renforcement des partenariats de l’UE avec les pays voisins, les pays de l’élargissement et l’Afrique ; le renforcement de l’accent mis par l’UE sur la mise en œuvre et l’application des accords commerciaux ; et la garantie de conditions de concurrence égales. Cette stratégie précise que “la lutte contre le changement climatique et la dégradation de l’environnement est la priorité absolue de l’UE”.

Initiatives de l’UE pour l’Année internationale des fruits et légumes

Le fait que les Nations Unis aient déclaré 2019 Année internationale des fruits et légumes est une opportunité unique de sensibiliser au rôle important des fruits et légumes dans la sécurité alimentaire et la santé humaine, car les niveaux de consommation dans le monde restent faibles (Service de recherche du Parlement européen, mars). Plusieurs initiatives de l’Union européenne visent à stimuler la consommation de fruits et légumes et à renforcer les opérateurs du secteur. Le Parlement européen a contribué à trouver des solutions aux problèmes identifiés dans le fonctionnement du marché des fruits et légumes de l’UE, notamment en jouant un rôle clé dans les négociations sur la Directive relative aux pratiques commerciales déloyales.

Comprendre le financement par l’UE de ses actions extérieures

Avec l’adoption de son cadre financier pluriannuel (CFP) pour 2021–27, l’Union européenne s’est dotée des moyens et outils nécessaires pour atteindre les objectifs de ses actions extérieures au cours de cette période. Un document publié par le Service de recherche du Parlement européen examine la manière dont l’UE a financé ses activités extérieures dans le CFP 2014–2020, comment elle a adapté son approche, ainsi que les principales tendances pour le financement futur de ses actions extérieures.

CARAÏBES

Webinaire : Accord de partenariat économique UE-CARIFORUM

Un webinaire consacré à l’APE UE-CARIFORUM : “Améliorer les échanges réciproques et approfondir l’intégration régionale – comment exploiter le potentiel commercial de l’APE” a eu lieu le 11 mars. L’APE UE-CARIFORUM est entré en vigueur en décembre 2008. Ce webinaire a examiné les principales conclusions de la deuxième évaluation ex post commandée par l’UE, et ses recommandations.

Pacifique

Symposium du Secrétariat du Forum des Îles du Pacifique et de l’ITC

S.E. Georges Rebelo Pinto Chikoti, Secrétaire général de l’Organisation des États d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (OEACP), a présenté un message vidéo lors de l’ouverture du symposium conjoint du Secrétariat du Forum des Îles du Pacifique et du Centre du commerce international (ITC) sur le financement du commerce. Il a déclaré que “l’OEACP œuvre en faveur d’un ordre commercial international qui garantit un traitement équitable de tous les membres, tout en fournissant des conditions de concurrence égales pour les PEID [petits États insulaires en développement] et les pays enclavés” (OACPS News, 10 mars). Dans son message, il a souligné l’importance du secteur privé en tant que principal acteur du développement. Sous le thème “Améliorer et renforcer l’accès du secteur privé pour financer le commerce”, le symposium conjoint du SFIP et de l’ITC sur le financement du commerce a eu lieu du 10 au 11 mars à Suva, Fidji.



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