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Revue de presse : marchés et production agroalimentaires

Global

Augmentation de la demande de fret aérien

Un rapport de l’Association du transport aérien international (IATA) indique que la demande de fret aérien augmente de 12% par an. Les compagnies aériennes nord-américaines et celles de toutes les autres régions (Moyen-Orient, Afrique), à l’exception de l’Amérique latine, ont contribué à cette croissance. La capacité est inférieure de près de 10 % à celle précédant la crise de Covid-19 en raison de la poursuite de l’immobilisation au sol des avions de ligne. Mais les avions cargos continuent d’être utilisés afin de compenser la carence en capacité de fret disponible. La dynamique de la chaîne d’approvisionnement reste favorable au fret aérien, et la compétitivité par rapport au transport maritime s’est améliorée. Selon l’IATA, les taux de fret aérien se sont stabilisés après avoir atteint un pic en avril 2020, tandis que les taux de conteneurs maritimes restent relativement élevés.

Source: Eurofruit, 8 juin 2021

Les importations mondiales d’avocat pourraient atteindre un niveau record en 2020/21

Selon les dernières données provisoires relayées par la revue Fruitrop du Cirad, les importations totales d’avocat devraient atteindre 2,5 MT au cours de la campagne 2020/21. Cela représenterait une hausse de 0,3 MT (+14%) par rapport aux importations de la campagne 2019/20. Cette très bonne performance est notamment liée à la résilience des marchés américains qui représentent 40% de la demande mondiale, à l’augmentation de la demande sur le marché européen, et à la croissance des capacités de production, notamment au Kenya et en Tanzanie.

Source: La veille agricole, 21 juin 2021

Nouvelle technologie d’emballage pour les fruits et légumes

Tous les types de fruits et légumes peuvent désormais être transportés par voie maritime grâce à une nouvelle technologie d’emballage. La société néerlandaise PerfoTec a mis au point un film biodégradable unique naturellement perméable à la vapeur d’eau. Associé à la technologie de perforation laser de PerfoTec, il possède les propriétés nécessaires pour optimiser l’atmosphère. « Par rapport aux anciens films standard dérivés de combustibles fossiles, nous sommes passés d’une prolongation de la durée de conservation de quelques jours à plus de 40%. Les producteurs bénéficient ainsi d’un avantage énorme en termes de coûts et d’une économie considérable de CO2 dans l’ensemble de la chaîne », explique le directeur Bas Groeneweg.

Source: Fresh Plaza, 17 juin 2021

Afrique

Conséquences économiques des espèces exotiques envahissantes

D’après l’étude du CABI, « Towards estimating the economic cost of invasive alien species to African crop and livestock », le coût économique des espèces exotiques envahissantes sur le secteur agricole africain est évalué à $3,6 trillions par an, soit 1,5 fois le PIB de l’Afrique. Ce coût économique est mesuré en prenant en compte les pertes de rendement de cultures importantes comme le maïs, la tomate, le manioc, la mangue et la banane, et les coûts de main-d’œuvre pour le désherbage et la perte de revenus provenant du bétail. Le rapport fait des préconisations pour lutter contre comme la détection précoce impliquant un contrôle à grande échelle de ces nuisibles invasifs afin de réduire les pertes.

Source: Commodafrica, 1 juin 2021

Davantage de culture d’avocats en Afrique

Le Nigeria et l’Ouganda visent à augmenter leur production d’avocats et à être reconnus comme des acteurs clés en Afrique au cours de la prochaine décennie. Le Kenya constitue la référence (parmi les 10 premiers producteurs au monde) et montre que l’industrie de l’avocat peut être une source de revenus pour les agriculteurs dans les territoires ruraux. Mais les nouveaux venus sur les marchés internationaux, tout comme certains des principaux pays exportateurs d’Amérique latine, doivent faire face à des problèmes environnementaux tels que la pénurie d’eau ou la destruction de la biodiversité. La culture de l’avocat en Afrique est une agriculture fluviale qui repose sur de petits exploitants, ce qui la rend moins nuisible à l’environnement que celle d’autres pays cultivateurs dans le monde. Cet avantage pourrait cependant se réduire à l’avenir en raison du changement climatique.

Source: DW, 1er mai 2021

Kenya : Un accord pour éliminer les taxes multiples sur les marchandises transportées à travers les comtés

Le coût des activités commerciales dans le pays devrait diminuer considérablement après que le gouvernement national et ceux des comtés aient accepté le principe de supprimer les multiples frais et redevances prélevés sur les marchandises transportées d’un comté à l’autre. Ces frais seront limités au comté d’origine, évitant ainsi aux négociants et aux entreprises de payer les nombreuses taxes et autres frais actuellement perçus par les gouvernements des comtés. Le ministère du Commerce et de l’Industrie et le Conseil des gouverneurs vont maintenant se réunir pour élaborer un accord qui sera soumis à la signature des 47 gouverneurs. La mise en œuvre de la résolution constituera une bonne nouvelle, en particulier pour les négociants qui traversent les frontières des comtés avec des marchandises et qui doivent débourser de l’argent pour payer les divers frais exigés indépendamment par les comtés. Ces taxes sont inévitablement répercutées sur les consommateurs, ce qui augmente le coût des marchandises. En vertu de l’accord proposé, seul le comté d’où proviennent les marchandises sera désormais censé imposer les taxes.

Source: PD Online, 1 July 2021

Kenya : Le port de Lamu et de nouvelles perspectives

Le port de Lamu, situé au nord de la région côtière, a officiellement ouvert ses portes fin mai 2021. La construction a débuté en 2016, et le port desservira l’Éthiopie, le Soudan du Sud et d’autres nations enclavées. La zone économique spéciale située près du nouveau port pourrait apporter de nombreux avantages en raison de la présence d’entreprises impliquées dans les matières premières agricoles telles que le thé et le café. D’autres produits, comme les avocats et le bétail, pourraient être exportés depuis le port. Des usines de conserves de fruits, de légumes et de jus devraient être installées dans la ZES. L’accord sur la zone de libre-échange continentale africaine (AfCFTA) pourrait constituer une opportunité pour le développement de ce nouveau port.

Source: Fresh Plaza, 17 juin 2021, VOA News, 20 mai 2021

Kenya : Les importations de pommes de terre, hors de la CAE, désormais soumises à des droits de douane de 30%

Alors que la demande est en forte hausse, et que les pommes de terre sont notamment achetées par les chaînes de restauration depuis des pays comme l’Egypte et l’Afrique du Sud, membres de la COMESA, des droits de douane à hauteur de 30% seraient mis en place pendant un an au Kenya, en attendant la finalisation de la révision du tarif extérieur commun de la Communauté d’Afrique de l’Est (CAE). Cette mesure viserait à limiter les importations et à encourager la production locale de pommes de terre. Avec un besoin annuel estimé à 30 000 T de semences de pommes de terre, le pays n’en produirait aujourd’hui que 6 700 T. Cultivée sur 120 000 ha, la pomme de terre représente la 2ème denrée de base au Kenya, après le maïs.

Source: La veille agricole, 21 juin 2021

Kenya: Good Practice Guides – assuring the safety of avocados, beans and peas

Le programme New Export Trade (NExT Kenya) travaille à l’élaboration de guides de bonnes pratiques pour les avocats, les haricots et les pois, afin de garantir que ces produits répondent aux normes internationales. L’élaboration de ces deux guides a été lancée à Nairobi le 25 mai par le secrétaire principal du département d’État chargé du développement des cultures et de la recherche agricole au sein du ministère de l’Agriculture, de l’Élevage, de la Pêche et des Coopératives, le professeur Hamadi Boga. Les autorités compétentes, les organisations professionnelles et les exportateurs de produits horticoles ont assisté à la cérémonie.

Source: Horticulture News, 29 juin 2021

Kenya: Lancement de l’initiative ENABLE Kenya à destination des jeunes en agriculture

Le 4 juin, le Président Kenyatta a lancé l’initiative Empowering Novel Agribusiness-led Employment (ENABLE Kenya), une initiative de renforcement des capacités et de soutien aux jeunes dans l’agriculture et l’agroalimentaire, visant à soutenir la création d’emplois, à renforcer l’attractivité et à assurer le renouvellement des générations dans le secteur. Sur un total de 2,2 Mds KES (16,7 M€), 500 M KES seront consacrés au financement de startups, 900 M KES à des prêts à faible taux d’intérêt et 800 M KES à des fonds de garantie à destination des institutions financières. L’initiative ENABLE Kenya, financée à la fois par le gouvernement kenyan et la Banque Africaine de Développement (BAfD), vise à accompagner 10 000 jeunes kenyans dans le secteur agricole et à créer 50 000 emplois indirects.

Source: La veille agricole, 7 juin 2021

Ouganda: Aide à l’emploi pour les jeunes dans l’agriculture

L’agence d’aide humanitaire et de développement GOAL Uganda a lancé un programme d’aide sur cinq ans qui permettra à 300 000 jeunes ougandais issus des zones rurales d’accéder à un travail dans le secteur agricole. En partenariat avec le programme « Young Africa Works in Uganda – Markets for Youths » de la Fondation MasterCard, le programme ciblera directement 345 000 individus dont essentiellement des jeunes, des réfugiés et des personnes handicapées. L’aide permettra d’accéder à des services et produits financiers, d’acquérir des compétences dans la gestion d’entreprises ainsi que de faciliter l’intégration au marché agricole.

Source: La veille agricole, 7 juin 2021

Maurice-Égypte : Renforcement des partenariats commerciaux et techniques

L’ambassadeur égyptien à Maurice, les ministres de l’agriculture et des affaires étrangères de Maurice ont déclaré leur intention de renforcer leurs relations commerciales. L’Égypte est un partenaire important du Marché commun de l’Afrique orientale et australe (COMESA) et représente 40% des besoins annuels de Maurice en fruits et légumes.

Source: Fresh Plaza, 2 juin 2021

Nigeria : Nouvelle société de transformation du manioc

La compagnie pétrolière Shell et l’Etat de Rivers ont créé la Rivers Cassava Processing Company Limited. Ce partenariat inclut également la société néerlandaise Vieux Manioc BV et l’Ambassade des Pays-Bas au Nigéria. Cette nouvelle société a pour objectif de transformer du manioc en farine. Le Nigeria est le premier producteur mondial de manioc (environ 20% de la production mondiale) mais ne répond pas à la demande croissante du marché national.

Source: Commodafrica, 2 juin 2021

Nigeria : Le gingembre, une industrie en pleine croissance

Selon les statistiques d’exportation du Nigeria, les exportations de gingembre représentent 23% du PIB du pays. Le Nigeria produit environ 37 000 tonnes de gingembre frais par an. Sur ce total, 10% est consommé frais , tandis que 90% est consommé sous forme séchée. Sur le marché international, le gingembre nigérian est considéré comme l’un des meilleurs en raison de son piquant et de sa haute teneur en huile oléorésineuse. La transformation du gingembre joue donc un rôle essentiel dans la chaîne de valeur, en veillant à ce que le gingembre réponde aux normes de qualité internationales pour les consommateurs étrangers. L’ouverture récente d’une nouvelle usine de transformation du gingembre à Lagos soutiendra la croissance du secteur. Bien que le Nigeria représente 14% de la part du marché mondial de la production de gingembre, ses exportations ne lui rapportent qu’un million de dollars par an. Le marché mondial de la transformation du gingembre devrait connaître un taux de croissance annuel cumulé de 13,4% entre 2021 et 2026.

Source: Fresh Plaza, 28 mai 2021

Nigeria : Un potentiel d’exportation de légumes inexploité

Selon le Centre du commerce international, les exportations nigériennes de légumes, tubercules et racines comestibles ne représentent que 3% des importations mondiales. L’Inde est le plus grand importateur de ces produits en provenance du Nigeria (près de 48%), suivie des États-Unis (13%), des Émirats arabes unis (6%) et du Royaume-Uni (5%). Selon l’Association des producteurs et exportateurs de produits frais agricoles du Nigéria (AFGEAN), le Nigeria perd entre 55% et 72% de ses produits frais cultivés (fruits et légumes) avant de pouvoir être consommés, et encore moins exportés.

Source: Fresh Plaza, 29 juin 2021

Togo : Forum économique Togo-UE 2021

Au cours du dernier forum économique Togo-Union européenne (13 et 14 juin / Lomé), un certain nombre d’actions ont été effectuées comme : la signature de la lettre d’adhésion du Togo au Centre de développement de l’OCDE ; le lancement officiel du Mémorandum d’entente entre les Chambres de commerce et d’industrie du Togo et de l’Union européenne et la Chambre de commerce européenne au Togo ; l’octroi d’un financement de projets notamment dans l’agro-business dans le cadre du Plan national de développement (PND-2018-2022) pour un montant d’environ FCFA 852 milliards (€ 1,3 milliard) ; l’inscription du Togo sur la liste des pays autorisés à exporter le miel vers l’UE.

Source: Commodafrica, 16 juin 2021

Côte d’Ivoire : appui financier de la Banque pour le secteur agro-alimentaire

La Banque mondiale vient d’annoncer l’octroi de $ 250 millions dans le cadre du lancement du projet de développement du secteur agro-alimentaire en Côte d’Ivoire sur un coût total de $ 295,38 millions (les « bénéficiaires locaux » apporteront $ 30,70 millions et les « emprunteurs » $ 14,40 millions). Plusieurs régions bénéficieront de ces financements comme Abidjan, San Pedro, Bouaké, Man, Daloa, Gagnoa, Abengourou et Aboisso correspondant à des centres de consommation et d’approvisionnements importants et à la présence de six agropoles. Le projet doit s’adresser à 212 500 producteurs de manioc, 254 000 producteurs de légumes, près de 600 PME qui sont réparties selon l’importance de leurs investissements. Ce projet vise également à renforcer la coordination et les partenariats dans les chaines de valeur pour des investissements nationaux ou étrangers. Des audits seront menés auprès d’organisations de producteurs et des organisations interprofessionnelles seront progressivement créées. Il est également prévu la construction de marchés de gros dans les principales villes dont Abidjan, Abengourou, Daloa.

Source: Commodafrica, 8 juin 2021

Mises en relation B2B concernant les fruits et légumes biologiques

L’Import Promotion Desk (IPD) – une initiative allemande de promotion des importations qui met en relation les importateurs européens avec des exportateurs soigneusement évalués – organise du 5 au 16 juillet un événement B2B en ligne intitulé « Organic Fresh Produce« . L’initiative présentera huit entreprises sélectionnées de Côte d’Ivoire, d’Équateur, d’Égypte, du Pérou et d’Ukraine, pays producteurs de fruits tropicaux et subtropicaux tels que les ananas et les bananes. Grâce au service gratuit de mise en relation de l’IPD, les importateurs peuvent faire la connaissance de nouveaux partenaires commerciaux fiables et élargir leur gamme de produits biologiques de manière qualitative.

Source: Fruchthandel, 17 juin 2021

Les oranges au Bénin : une filière qui reste à construire

Orana S.A. est la seule entreprise formellement établie au Bénin qui travaille dans le secteur de l’orange. « Nous comptons plus de 6 000 producteurs et avons rassemblé autour de nous plus de 45 coopératives pour assurer l’approvisionnement en matière première au démarrage de l’usine », explique Togbédji Ahokpa, PDG d’Orana S.A. L’entreprise exporte actuellement une partie de sa production dans les pays voisins, le Nigeria et le Togo. Le reste de la production est vendu localement. Le Bénin produit actuellement moins de 150 000 tonnes d’oranges par an. Selon M. Ahokpa, « il y aura encore beaucoup d’oranges pourries, faute de débouché fiable. C’est pourquoi Orana se bat pour inciter les Béninois à consommer davantage d’oranges, pour pouvoir les exporter en Europe et les transformer ensuite pour l’exportation via son usine. »

Source: Fresh Plaza, 30 juin 2021

Zimbabwe : De nouvelles cultures émergentes

Les cultures émergentes telles que les myrtilles et les noix de pécan connaissent une croissance dans les provinces. Selon le ministère des Terres, de l’Agriculture, de la Pêche, de l’Eau et de la Réinstallation rurale, la superficie actuellement consacrée aux myrtilles est de 285 hectares, pour une production estimée à 1 140 tonnes, soit un rendement de 4 tonnes par hectare. Les anciennes variétés de fruits à noyau sont déracinées pour planter de nouvelles variétés améliorées ayant un meilleur rendement et un goût plus apprécié sur le marché. Cette initiative s’inscrit dans le cadre du plan national de relance et de croissance de l’horticulture au Zimbabwe.

Source: Fresh Plaza, 6 mai 2021

Zimbabwe : le secteur de l’horticulture a besoin d’investissements

Il est absolument nécessaire que le gouvernement et ses partenaires investissent davantage dans le secteur de l’horticulture, selon le ministre d’État chargé du suivi et de la mise en œuvre de l’agriculture spéciale et des programmes connexes, Davis Marapira. Il a déclaré que les niveaux de production actuels dans le secteur étaient inférieurs à 5% et que l’objectif était d’augmenter la contribution au PIB à hauteur de 10% et plus. « Un bon exemple est celui des agrumes. Nous cultivions auparavant 10 000 hectares et actuellement, nous n’en cultivons que 5 000. » Les producteurs doivent être aidés dans leur développement pour être en mesure de répondre à la demande d’agrumes au niveau local et sur le marché international. Le ministre Marapira a déclaré que de nombreux produits du système horticole étaient exportés et qu’il était important que le secteur se concentre davantage sur la valeur ajoutée.

Source: Chronicle (Zimbabwe), 25 juin 2021

Cameroun-Tchad : Réouverture des frontières

Les autorités tchadiennes ont annoncé à la mi-juin 2021, la réouverture de la frontière Tchad-Cameroun. Dès début mars 2020, la frontière a été fermée dès les premiers cas officiels de Covid-19 au Cameroun afin d’empêcher la propagation du virus sur le territoire tchadien. Toutefois, la décision de réouverture côté camerounais n’a pas encore été prise. A terme, les échanges commerciaux entre le Cameroun et le Tchad devraient être relancés. Les flux commerciaux sur les corridors Douala-Ndjamena et Douala-Bangui avaient chuté de 80% au cours du mois de mars 2020 (comparé à la même période en 2019). Les importations tchadiennes représentaient avant la fermeture environ 340 milliards de FCFA par an et centrafricaines environ 55 milliards de FCFA par an, tous ces flux de marchandises transitant par le port de Douala.

Source: Investir au Cameroun, 18 juin 2021

Ratification de l’APE entre le Cameroun et le Royaume-Uni

L’Accord de partenariat économique (APE) bilatéral entre le Cameroun et le Royaume-Uni a été ratifié par le Cameroun le 28 juin 2021. Cet accord permet au Cameroun de continuer à bénéficier d’un accès préférentiel (sans droit de douane et sans contingentement) au marché britannique, pour la totalité de ses produits. Pour le Royaume-Uni, il permet à 80% de ses exportations d’entrer au Cameroun, en franchise de droits de douane. Cependant, un certain nombre de clauses reste encore à négocier. Le Royaume-Uni représente environ 13% des exportations totales de bananes du Cameroun (près de 10 millions d’euros soit 6,53 milliards de FCFA).

Source: Investir au Cameroun, 29 juin 2021

De nouveaux essaims de criquets dans la Corne de l’Afrique

Selon la FAO, de nouveaux essaims immatures continuent de se former à partir des infestations de bandes larvaires dans le nord de la Somalie et l’est de l’Ethiopie. Bien que, jusqu’à présent, les essaims soient petits et peu denses, leur mobilité augmente, et ils se déplacent en traversant les frontières entre le nord-ouest de la Somalie, l’est de l’Ethiopie et le sud de Djibouti. Des opérations de contrôle sont en cours. La plupart des essaims devraient se concentrer sur le plateau au nord de la Somalie. Après le dessèchement de la végétation, ils se déplaceront probablement vers la région Afar, au nord-est de l’Éthiopie. L’évolution actuelle a été anticipée et les effectifs acridiens dans la Corne de l’Afrique sont inférieurs à ceux de l’année dernière à la même époque. Néanmoins, les nouveaux essaims qui se formeront en juillet se déplaceront probablement vers l’ouest jusqu’à la région Afar, au nord-est de l’Éthiopie, où l’on prévoit des pluies estivales supérieures à la normale qui permettraient la reproduction d’une génération d’août à octobre.

Source: FAO Locust Watch, 29 juin 2021

Caraïbes

République dominicaine : Grande expansion de la culture des avocats Hass

Les problèmes logistiques mondiaux (qui persistent encore aujourd’hui) n’ont pas ralenti la croissance des avocats. Les chiffres des exportations des principaux pays producteurs (avec en tête quatre pays d’Amérique latine) confirment en effet la croissance des expéditions vers les marchés internationaux en 2020. La République Dominicaine est actuellement le deuxième plus grand producteur au monde. « En ce moment, la logistique aérienne revient lentement à la normale, mais avant tout cela, la République Dominicaine payait un taux de fret de 60 centimes. Après avoir augmenté au cours de cette dernière période, il s’est maintenu entre 1 et 1,05 euro, ce qui représente une augmentation assez importante. Les taux de fret mondiaux ont également augmenté, notamment en raison de la question du carburant », déclare Alejandro Ruiz del Portal, directeur général du Grupo Yazik. Le secteur de l’avocat connaît un développement important et la demande augmente, tant pour le produit que pour ses dérivés. Outre les fruits congelés ou transformés et les produits alimentaires prêts à l’emploi, la production et la commercialisation de l’huile d’avocat ont connu une forte croissance. Malgré son ampleur et son potentiel, le marché de l’avocat est encore très axé sur les fruits frais et, dans ce segment, sur la variété Hass, qui est extrêmement populaire. En République Dominicaine, les avocats Hass représentent environ 20% de la production, mais avec les nouvelles plantations de cette variété actuellement en cours, le volume total devrait augmenter de manière significative.

Source: Fresh Plaza, 30 juin 2021

Belize : Augmentation des revenus d’exportation en 2021

L’Institut statistique du Belize, par le biais de son dernier Bulletin du Commerce Extérieur, a montré que les recettes d’exportation pour la période de janvier à avril 2021 ont augmenté en valeur de près de 13% par rapport à la même période l’année dernière. Certaines catégories d’exportation ont contribué à cette augmentation, comme le sucre et les produits d’alimentation animale. D’autres catégories ont cependant diminué, comme les agrumes (réduction des ventes de concentré d’orange) et les bananes.

Source: Fresh Plaza, 28 mai 2021

Jamaïque : Croissance des exportations de produits agricoles en 2021

Le ministère de l’Agriculture de la Jamaïque a annoncé que les recettes d’exportation de produits agricoles ont augmenté de 8,4% en 2020, et ce malgré la pandémie et certaines conditions climatiques extrêmes. Certains produits de base ont obtenu de bons résultats en termes de croissance en valeur, comme les ignames (+24%), l’ackee (+7%) et les sauces (+23%). L’industrie de la mangue a recommencé les exportations vers les États-Unis et le Royaume-Uni en avril 2021, après avoir été exclue du marché depuis 1999. La construction d’une usine de traitement phytosanitaire à l’eau chaude, qui doit être achevée au cours de l’année 2021 et qui a été approuvée par le ministère américain de l’Agriculture (USDA), ouvrira de nouvelles possibilités de marchés d’exportation pour l’industrie de la mangue.

Source: Fresh Plaza, 4 mai 2021, Fresh Plaza, 18 mai 2021

La Dominique signe un accord pour débuter la construction d’un aéroport international

Le gouvernement de la Dominique et Montreal Management Consultants ont signé un accord pour le développement et la construction de l’aéroport, qui devrait être achevé d’ici 2025. Outre les avantages pour le tourisme, les secteurs de l’agriculture et de la pêche en bénéficieront largement dans la mesure où l’exportation à travers le monde deviendra une option viable. « Nous avons besoin de cet aéroport pour réaliser la diversification économique dont nous discutons depuis plusieurs décennies. Nous avons besoin de l’aéroport international si nous voulons nous positionner par rapport au reste de la région, et par extension au monde également », a déclaré le ministre de l’Économie Bleue, Verte, de l’Agriculture et de la Sécurité Alimentaire Nationale, Fidel Grant.

Source: News 784, 10 juin 2021

Europe

Directive sur les plastiques à usage unique

Le 31 mai dernier, la Commission européenne a publié les recommandations tant attendues de la directive sur les plastiques à usage unique (directive (UE)2019/904) (SUP). L’adoption de ces lignes directrices SUP (Single Use Plastics) est extrêmement tardive, et de nombreux États membres ont déjà entamé le processus de transposition et de mise en œuvre, car la date butoir est fixée au 3 juillet 2021 concernant la plupart des mesures. Les sections suivantes des lignes directrices sont importantes pour les emballages de fruits et légumes :
4.1 Contenants alimentaires
4.2 Paquets et emballages
4.5.4 Éléments clés permettant de distinguer les contenants alimentaires des paquets et des emballages.

Notez que les lignes directrices SUP ne sont que des recommandations faites aux États membres – elles n’ont pas de valeur législative.

Source: European Commission, 31 mai 2021

Développer des étiquettes de fruits compostables à domicile pour répondre à la nouvelle législation

Les étiquettes pour les fruits constituent un outil essentiel à l’identification des fruits et légumes. Elle permet le suivi des produits, la gestion de la vente au détail, et fournit aux consommateurs des données concernant le produit (origine, variété, etc.), la différenciation de la marque ainsi que la confiance dans le produit. Sinclair International travaille avec les organismes du secteur au développement d’une étiquette conforme à la nouvelle législation française, qui interdit les étiquettes de fruits et légumes à moins qu’elles ne soient compostables à domicile et entièrement ou partiellement biosourcées. Cette législation entrera en vigueur le 1er janvier 2022. En Belgique, le gouvernement flamand a adopté une loi interdisant les étiquettes sur les fruits et légumes, à moins qu’elles ne soient fonctionnelles, qu’elles contiennent les informations requises par la loi ou qu’elles soient certifiées compostables à domicile. Les complexités variables de l’environnement de la station de conditionnement (température, humidité, configuration de la ligne de conditionnement) et la grande variété des types de peau des fruits présentent des défis uniques pour la conformité et l’aspect adhésif des étiquettes. Il peut donc falloir trois à cinq ans pour développer, tester et certifier une étiquette compostable efficace. Duncan Jones de Sinclair déclare : « L’échéance établie par la législation française n’est plus très loin, mais nous sommes optimistes grâce à la certification OK compost de l’EcoLabel HOME™ de Sinclair, qui est à portée de main. »

Source: Fresh Plaza, 29 juin 2021

Marchés de l’UE : Moins d’importations de fruits et légumes biologiques en 2020

Un rapport de la Commission européenne, intitulé « Importations de produits agroalimentaires biologiques dans l’UE : Key developments in 2020 », souligne l’augmentation de la consommation d’aliments biologiques sur les marchés de l’UE, mais la diminution des importations de produits agroalimentaires biologiques, entre 2019 et 2020. En 2020, l’UE a importé 2,79 Mt de produits agroalimentaires biologiques (en baisse de 1,9 % par rapport à 2019), dont 1,29 Mt de fruits et légumes. Parmi les produits agroalimentaires importés, les produits primaires (dont la viande, les fruits, les légumes, les yaourts et le miel) représentaient 42 % (en volume) et 53 % (en valeur). Les Pays-Bas sont le principal pays importateur (31% des importations totales). La plupart des fruits et légumes biologiques importés sont des fruits tropicaux, des noix et des épices (0,84 Mt / +9% représentant 65% des fruits et légumes biologiques), y compris les bananes (81% des fruits tropicaux). Les importations d’agrumes (+31%) et d’autres fruits biologiques (+7%) ont également augmenté, tandis que les importations de légumes et de préparations sont restées stables. Seules les importations de jus de fruits biologiques ont diminué en 2020 (-11%).

Source: Fresh Plaza, 16 juin 2021

Augmentation du bio au Royaume-Uni en 2020

Selon les statistiques biologiques pour 2020 publiées par le Defra (Département de l’Environnement, de l’Alimentation et des Affaires Rurales), les terres certifiées biologiques en conversion à travers le Royaume-Uni ont augmenté de près de 12%. La Soil Association a constaté cette croissance dans ses activités, avec une augmentation de 24% des terres en conversion biologique au cours de l’année et jusqu’à mars 2021. Plusieurs facteurs y contribuent, tels que les mesures incitant les agriculteurs à se convertir au bio, la demande croissante en termes de produits bio pendant la pandémie, les avantages pour l’environnement et le climat, etc. Le rapport de la Soil Association intitulé « Organic Farming and Growing – Does it Stack Up ? » mentionne un revenu agricole net plus élevé dans les exploitations agricoles et d’élevage biologiques que dans les exploitations non biologiques. Le marché biologique britannique a connu une croissance en valeur de près de 13% en 2020.

Source: Fresh Produce Journal, 28 mai 2021Fresh Plaza, 2 juin 2021

Allemagne : Croissance de l’agriculture biologique

Les chiffres publiés par l’Office fédéral de la statistique (Destatis) en Allemagne montrent une augmentation de 58% des exploitations biologiques entre 2010 et 2020 (26 100 contre 16 500). Leur part dans le nombre total d’exploitations est passée de 6 à 10%. La moitié des exploitations biologiques sont situées en Bavière (38%) et dans le Bade-Wurtemberg (17%). Les terres exploitées en agriculture biologique ont augmenté de 69% au cours de la même période (de 941 500 à 1,6 million d’hectares). En Allemagne, les prairies – principalement les prés et les pâturages – représentaient plus de la moitié de la superficie cultivée selon le mode de production biologique (52%), et les terres arables 46%. La superficie consacrée à la culture biologique des pommes, des poires et des cerises, ainsi que des fruits rouges tels que les groseilles et les framboises, a considérablement augmenté.

Source: Fresh Plaza, 21 juin 2021

France : Hausse des coûts de production pour les fruits et légumes prêts à l’emploi

Dans un contexte mondial de hausse du coût des matières premières, le SVFPE (Syndicat des fabricants de produits végétaux frais prêts à l’emploi) en France, annonce dans un communiqué, la hausse importante de leurs coûts de production. En effet, les entreprises doivent faire face des coûts plus élevés des emballages (plastique / en moyenne entre 10 et 60%, carton /en moyenne entre 10 et 20 %) ainsi que du transport. Ces hausses s’ajoutent aux investissements importants réalisées dans les filières amont et aval dans le cadre de l’économie circulaire et la transition agroécologique (en agriculture bio, réduction des produits phytosanitaires, et adaptation au changement climatique).

Source: Mediafel, 11 juin 2021

Portugal : Production d’avocats dans la région sud

Selon une étude récente réalisée par le bureau de conseil Agro Ges, la production d’avocats dans la région de l’Algarve générerait un revenu annuel de 40 millions d’euros. Plus de 1 830 ha ont été plantés et l’eau utilisée par la culture des avocats est en moyenne de 6 500 m³/ha par an.

Source: Fresh Plaza, 21 juin 2021

Espagne : La consommation de fruits et légumes en 2020

Selon le «  Rapport annuel de la consommation alimentaire en Espagne 2020 », la consommation espagnole de fruits frais en 2020 a augmenté de 10% en volume et de 22% en valeur par rapport à 2019, et la pandémie de COVID-19 est à l’origine de cette croissance. La consommation par habitant représente près de 100kg (+10%) et les dépenses ont augmenté de 21,5%. Les fruits frais les plus consommés ont été les agrumes, les fruits exotiques et les fruits à pépins. Pour les légumes frais, la consommation a augmenté en volume (+12,5%) et en dépenses (+16,4%). Les légumes les plus consommés ont été les tomates, les concombres, les aubergines, les courgettes, les poivrons, les choux et les brocolis, suivis des racines, bulbes et tubercules (oignons, carottes et ail). Les légumes-feuilles, tiges et cosses ont constitué le deuxième groupe en termes de part de marché.

Source: Fresh Plaza, 7 juin 2021



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