NEWS

Revue de presse : COP26, changement climatique et systèmes alimentaires

Que se passe-t-il à la COP26 ?

Vous pouvez consulter le programme général et les thématiques ici.

Quels événements sont pertinents pour les systèmes alimentaires ?

Outre les négociations internationales, il existe de nombreux événements « Zone verte » et des événements parallèles. La sélection suivante se concentre sur les ressources naturelles, l’agriculture et les régions ACP.

Zone verte

Vous pouvez participer virtuellement à ces événements en vous abonnant à la chaîne YouTube COP26.
Vous trouverez les liens vers chaque flux en direct gratuit sur la page web Zone verte.

Date en novembre Heure (GMT/UTC) Événement Organisateur
1er 10h30–12h00 Préservation de la planète – Les femmes et l’agriculture Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture
2ème 16h30–18h00 Agriculteurs et commerce équitable : Notre alimentation et la lutte pour la justice climatique Fairtrade Labelling Organizations International e.V.
6ème 16h00–17h30 Une transition rurale juste vers une agriculture durable et l’arrêt de la déforestation et de la conversion des matières premières agricoles – Travail collaboratif en vue d’agir en faveur du climat, de la nature et de l’homme Cosponsor Meridian Institute/Just Rural Transition avec l’Alliance pour la préservation des forêts tropicales / FACT Multistakeholder Track
8ème 10h00–11h30 Débloquer des solutions climatiques : Des îles du Pacifique à l’Arctique, pourquoi les connaissances autochtones doivent occuper le devant de la scène One Young World
9ème 15h00–16h30 La technologie et les données sont essentielles pour la sauvegarde de l’environnement Hitachi
10ème 10h00–11h30 Usine alimentée par l’énergie des plantes pour devenir positive sur le plan climatique Unilever
11ème 14h00–15h30 Apporter une solution à la crise économique pour apporter une solution au changement climatique : le rôle de l’économie circulaire Fondation Ellen MacArthur

La liste complète est disponible ici.

Événements parallèles

Date en novembre Heure (GMT/UTC) Événement Organisateur
3ème 10h30–11h30 Pourquoi les solutions basées sur la nature sont essentielles pour le climat et la résilience EU GCCA+
3ème 13h15—14h30 Accélérer la mise en œuvre de l’accord de Paris par des systèmes agroalimentaires innovants et résistants au climat Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture
3ème 15h00—16h15 L’ambition de l’agriculture – Assurer la sécurité alimentaire, la résilience et l’atténuation de la pauvreté dans un climat en évolution Union nationale des agriculteurs, Agricord vzw, Fédération canadienne de l’agriculture, Organisation des agriculteurs allemands e.V.
3ème 18h30—19h45 Donner la priorité aux agriculteurs pour une résilience équitable dans le cacao – Un débat avec l’industrie, les agriculteurs et les activistes Fairtrade Foundation, Fairtrade Labelling Organizations International e.V. (FLO e.V.)
4ème 11h30—12:45 Action climatique en Afrique pour construire un avenir meilleur et plus vert Banque africaine de développement, Commission de l’Union africaine, Marché commun de l’Afrique orientale et australe
4ème 15h00—16h15 Mise à l’échelle des interventions d’adaptation basées sur les écosystèmes en Afrique Centre international pour la recherche en agroforesterie, Ashoka Trust for Research in Ecology et the Environment, Watershed Organisation Trust
4ème 16h45—18h00 Solutions innovantes dans le Pacifique pour renforcer la résilience face au changement climatique Secrétariat du programme régional océanien de l’environnement (PROE), îles Cook
5ème 13h15—14h30 Moyens de mise en œuvre : Événement de haut niveau sur les besoins des pays en développement Secrétariat de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques
5ème 16h45—18h00 Accélérer le financement du climat pour des solutions fondées sur la nature – Objectifs en matière de climat, de terres et de biodiversité Secrétariat du Commonwealth, Namibie, Zambie
5ème 16h45—18h00 Combler le fossé entre science et politique pour une innovation des systèmes alimentaires efficace et axée sur la demande Institut de technologie du Massachusetts, Université américaine de Beyrouth, Université de Columbia
6ème 15h00—16h15 Agir pour un avenir meilleur : Transformer les systèmes alimentaires, fonciers et hydriques dans un contexte de crise climatique Organisation du Système CGIAR, Centre international de recherche agricole dans les zones sèches (ICARDA)
8ème 16h45—18h00 Développer une filière de systèmes alimentaires résilients au climat – Approches de l’Afrique sub-saharienne Réseau d’analyse des politiques en matière d’alimentation, d’agriculture et de ressources naturelles, CAB International
9ème 11h30—12h45 Transforme l’innovation agricole pour l’homme, la nature et le climat : Un programme d’action mondial Centre international d’agriculture tropicale (CIAT), Centre international de la pomme de terre (CIP), Confédération des Syndicats agricoles d’Afrique australe (SACAU)
9ème 16h45—18h00 Plus d’omissions : Aborder l’ambition & l’ampleur du changement nécessaire dans les systèmes alimentaires mondiaux Brighter Green, Inc. et al.
10ème 13h15—14h30 Augmenter l’ambition de la résilience : le leadership des petites îles Institut du développement d’outre-mer, Dominique, Espagne

La liste complète est disponible ici.

A propos de la COP26

Qu’est-ce que la COP26, qui y participera et pourquoi est-ce important ?

Qu’est-ce que la CCNUCC ? Qu’est-ce que l’accord de Paris sur le climat ? Que sont les contributions déterminées au niveau national (CDN) ? Pourquoi la COP26 est-elle importante ? Cet article apporte des réponses à ces questions clés. Un aspect de plus en plus important du débat sur le climat concerne les « solutions fondées sur la nature », autrement dit la manière dont la nature (forêts, agriculture et écosystèmes) peut devenir une solution climatique pour absorber le carbone et se protéger de l’impact des changements climatiques. La COP26 commencera à examiner la manière d’intégrer les solutions fondées sur la nature dans la stratégie de mise en œuvre de Paris.

Source: Energy & Climate Intelligence Unit, octobre 2021

Le changement climatique : un appel à agir dès maintenant

En août, le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) des Nations Unies a publié la première partie de son sixième rapport d’évaluationqui constituera la pierre angulaire de la science du climat pour les années à venir. Résumant la base scientifique physique du changement climatique, le rapport rassemble les résultats de plus de 14 000 études évaluées par des pairs. Les auteurs concluent que la responsabilité de l’homme dans le réchauffement de la planète est « sans équivoque », car il provoque des changements « étendus et rapides » sur les océans, la glace et la surface terrestre. Ils préviennent que l’état actuel de nombreuses parties du système climatique est « sans précédent depuis plusieurs siècles ou plusieurs milliers d’années ». Selon les auteurs, nombre de ces changements, notamment en ce qui concerne les océans, les calottes glaciaires et le niveau mondial des mers, sont « irréversibles ». Des changements brusques et des points de basculement, tels que la fonte rapide de la calotte glaciaire de l’Antarctique et le dépérissement des forêts, « ne peuvent être exclus ». L’une des principales évolutions depuis le dernier rapport d’évaluation du GIEC en 2013-2014 est le renforcement des liens entre le réchauffement dû à l’homme et les phénomènes météorologiques extrêmes de plus en plus graves, qui est désormais « un fait établi ». En dépit de ces mauvaises nouvelles, les auteurs du rapport sont également certains que les réductions d’émissions à court terme peuvent « vraiment réduire le rythme du réchauffement sans précédent ».
Dans toute l’Afrique, « les niveaux de stress thermique liés à la mortalité et les températures mortelles risquent fort de devenir plus fréquents », même si l’augmentation de la température n’est que de 2°C. Les régions équatoriales, où la chaleur est aggravée par des taux d’humidité élevés, sont particulièrement exposées à ces risques. Selon l’étude, la plupart des régions africaines connaîtront une augmentation des fortes précipitations qui pourraient souvent entraîner des inondations, même si l’Afrique du Nord et les régions d’Afrique australe connaîtront une sécheresse agricole et une sécheresse écologique attendues sur une grande partie du continent.
Pour les petites nations insulaires, en particulier les îles de la mer des Caraïbes et de l’océan Pacifique, l’élévation du niveau de la mer constitue une « menace majeure », car elle peut « exacerber les effets d’autres risques climatiques sur les communautés et les infrastructures côtières de faible altitude, les écosystèmes et les ressources en eau douce ». Les Caraïbes sont particulièrement menacées et verront leur littoral reculer de près de 200 mètres par rapport à 2010.
Le rapport indique également que les cyclones tropicaux ont des « effets dévastateurs » sur les petites îles en raison de l’intensité des vents. Avec le réchauffement du climat, les tempêtes deviendront généralement moins fréquentes, mais plus intenses. Cependant, il existe « une variabilité substantielle entre les petites régions insulaires, compte tenu des changements régionaux prévus dans les trajectoires des tempêtes ».

Source: Carbon Brief, 9 août 2021

Les négociations sur le changement climatique de la COP26 sont-elles prêtes à accueillir l’agriculture ?

Bien que les émissions produites par l’agriculture et le secteur terrestre représentent près d’un quart du total des émissions anthropiques de gaz à effet de serre dans l’atmosphère, la reconnaissance et l’examen de la contribution de ces secteurs à l’effort mondial d’atténuation des émissions dans le cadre de la CCNUCC ont été un long combat. Et ce, malgré le fait que les contributions déterminées au niveau national de nombreux pays soulignent le potentiel de réduction des émissions dans ces secteurs, bien que les engagements soient souvent subordonnés à la réception de financements extérieurs. Une percée majeure a eu lieu avec l’adoption du programme de Travail conjoint de Koronivia sur l’agriculture lors de la COP23 en 2017. Les deux organes subsidiaires de la CCNUCC chargés de mettre en œuvre ce programme de travail rendront compte de ses résultats lors de la COP26 à Glasgow en novembre.

Source: Eurochoices, 31 août 2021

Qu’entend-on par Travail conjoint de Koronivia sur l’agriculture ?

Le Travail conjoint de Koronivia sur l’agriculture porte le nom de la station de recherche de Koronivia aux îles Fidji, en l’honneur de la présidence fidjienne de la COP23 en 2017, où il a été adopté. Koronivia est une décision historique de la CCNUCC, reconnaissant le rôle de l’agriculture dans la lutte contre le changement climatique. Le Travail conjoint de Koronivia consiste en une série d’ateliers examinant comment mener l’agriculture dans un monde soumis au changement climatique, et doit faire l’objet d’un rapport à la COP26. Voir la vidéo ici:

Les petites nations insulaires ne toléreront pas les promesses vides sur le changement climatique

Gaston Browne, Premier ministre d’Antigua-et-Barbuda et président de l’Alliance des petits États insulaires, écrit que la COP26 doit être le sommet où les nations qui ont prospéré en brûlant des combustibles fossiles tiennent leurs engagements. Les pays les plus menacés par le changement climatique sont ceux qui ont le plus de raisons de renoncer aux combustibles fossiles. Antigue-et-Barbude s’est engagée à produire 86 % d’énergie renouvelable dans le secteur de l’électricité, en vue d’atteindre un niveau net de zéro en 2050, et a promis que toutes les ventes de nouveaux véhicules seraient électriques d’ici 2030. D’autres îles sont sur des voies similaires. Cependant, il est beaucoup plus coûteux pour les petits États insulaires en développement (PEED) de réduire leurs émissions que pour les nations plus riches. Les PEID ont besoin d’un soutien équitable et d’un financement climatique accessible pour atteindre les objectifs de développement durable et progresser véritablement. Les petits États insulaires se tournent vers les nations les plus riches du monde pour obtenir la COP qui induira les changements nécessaires dont nous avons tous besoin.

Source: Financial Times, 6 septembre 2021

La promesse climatique du Suriname pour un avenir durable

En janvier 2020, le Suriname est devenu la deuxième nation au monde à exposer ses plans actualisés de lutte contre le changement climatique dans l’espoir de faire en sorte que toute augmentation future de la température de la planète ne dépasse pas 1,5°C par rapport aux niveaux préindustriels. Le Suriname a déclaré dès 2014 qu’il avait une économie négative en carbone, ce qui signifie que tout gaz de réchauffement climatique qu’il produit est compensé par des ressources naturelles qui absorbent ces gaz. Le Suriname et le Bhoutan sont actuellement les deux seules nations à atteindre des émissions nettes nulles (voir « Net Zero Emissions Race »). Ce pays d’Amérique du Sud est couvert à 93 % de forêts, qui agit comme un puits de carbone massif. Les contributions déterminées au niveau national (CDN) actualisées du Suriname se concentrent sur quatre domaines clés : les forêts, l’électricité, l’agriculture et les transports. Le pays s’engage à maintenir une couverture forestière de 93 %, mais affirme qu’« un soutien international important est nécessaire pour pérenniser cette précieuse ressource. » L’agriculture est à l’origine de 40 % des émissions totales du pays, mais constitue également une précieuse source de revenus. Le Suriname se concentre sur le développement d’une agriculture intelligente face au climat, y compris la gestion des ressources en eau, la promotion d’une gestion durable des terres et l’adoption de technologies innovantes, par exemple la conversion de la biomasse en énergie.

Source: UN News, 31 janvier 2020

Revue de presse

Impacts du changement climatique sur l’horticulture

Changement climatique et production agricole

Le réchauffement climatique et ses conséquences ont été visibles dans le monde en 2021 (Mexique, intense sécheresse en mai ; Canada, dôme de chaleur en juin ; Fortes sécheresses dans le Centre du Brésil ; Gelée exceptionnelle au Zimbabwe et au Chili début juillet, Fortes pluies au Cameroun début septembre..). Dans une étude intitulée “Anthropogenic climate change has slowed global agricultural productivity growth” menée par les universités américaines Cornell, Maryland et Stanford (publication début avril 2021 dans la revue Nature Climate Change), il est mis en évidence l’influence historique du changement climatique anthropique sur le secteur agricole. Le constat est une réduction de la productivité agricole mondiale d’environ 21% depuis 1961. Cette baisse est encore plus importante dans les régions plus chaudes de l’Afrique et de l’Amérique latine où elle se situe entre 26 et 34%.

Source: Commodafrica, 28 avril 2021

Réchauffement climatique et ses conséquences pour l’horticulture européenne

Depuis le printemps 2021 un certain nombre d’événements climatiques ont été enregistrés en Europe et ailleurs dans le monde. En Europe une vague de froid exceptionnelle en mars-avril a touché de nombreux pays européens (Allemagne, Espagne, Autriche, France, Italie, Hongrie…). Il y a eu des inondations dramatiques au début de l’été en Allemagne, Belgique, Pays-Bas, Luxembourg avec des conséquences sur les productions fruitières d’été puisqu’il a été observé une baisse des volumes mis en marché et une hausse des cours pour certains produits (cerises, pêches, nectarines, abricots). Les pays européens ont mis en place des plans nationaux de soutien des filières sinistrées, et la Commission européenne vient de publier ses mesures exceptionnelles aux filières européennes du vin et des fruits et légumes.

Source: Fresh Plaza, 8 avril 2021, Fruchthandel, 27 mai 2021, European Commission, 6 octobre 2021

Europe : Impacts du changement climatique sur les transformateurs de fruits et légumes

PROFEL, l’association européenne des transformateurs de fruits et légumes, a signalé pour la première fois en 2019 que le changement climatique était devenu une préoccupation très sérieuse pour le secteur. Des conditions météorologiques de plus en plus défavorables ont eu un impact sévère sur la croissance des légumes en Europe, la combinaison d’un temps extrêmement chaud et sec ayant entraîné un dépérissement prématuré des cultures. Dans les régions où les précipitations sont supérieures à la moyenne et où les températures sont élevées, la vulnérabilité aux parasites et aux maladies s’est accrue. Le changement climatique se traduit par une augmentation des coûts pour les entreprises de transformation des fruits et légumes, qui devront investir pour trouver des solutions et s’adapter à cette situation. Les producteurs et les transformateurs devront réaliser des investissements pour l’irrigation, et soutenir les agriculteurs pour qu’ils continuent à cultiver des légumes malgré les risques d’une moindre efficacité des équipements et des chaînes de production.
Un rapport de l’Agence européenne pour l’environnement, intitulé « Climate change adaptation in the agricultural sector in Europe », prévoit que le changement climatique pourrait réduire la valeur de l’agriculture européenne de 16 % d’ici l’horizon 2050 en raison d’une augmentation des sécheresses et des précipitations. Selon le rapport, le changement climatique pourrait bouleverser l’ensemble de l’agro-industrie européenne, car la productivité des cultures dans les pays méditerranéens devrait chuter (de plus de 80 % d’ici à 2100), tandis que les régions du nord et de l’ouest pourraient connaître des saisons de croissance plus longues et des conditions plus propices à l’intensification de l’agriculture. En particulier, la fréquence des sécheresses augmentera, notamment en Méditerranée au printemps et en été.
En juillet 2021, PROFEL a signalé que des conditions météorologiques extrêmes en Belgique, aux Pays-Bas et dans une grande partie de l’Allemagne ont un impact sur la récolte et les semis de plusieurs cultures maraîchères. La récolte des pois a subi de sérieux dégâts et, dans certains cas, des pertes totales en raison des fortes précipitations. Les semis de haricots verts et de flageolets sont retardés ou impossibles en raison des conditions humides, ce qui comporte plus de risques étant donné que les haricots sont très sensibles aux gelées précoces.

Source: PROFEL press release, 30 juillet 2021

Impacts du changement climatique sur les marchés

Les faits sur les kilomètres alimentaires

Un article récent de la BBC explique que les kilomètres alimentaires ne nous révèlent qu’une seule chose : la distance. De nombreux autres facteurs peuvent affecter l’empreinte carbone d’un produit. La majeure partie de l’impact environnemental d’un aliment provient de sa production, et non de son transport. Par exemple, des tomates britanniques cultivées dans des serres chauffées peuvent avoir une empreinte carbone plus élevée que des tomates importées de pays plus chauds, même en tenant compte du transport supplémentaire. Et « si nous arrêtions complètement d’importer des denrées alimentaires, nous priverions les communautés du monde entier d’une précieuse source de revenus. Rien qu’en Afrique subsaharienne, environ 1,5 million de personnes dépendent de l’exportation de denrées alimentaires vers le Royaume-Uni. Et la fin de cette relation commerciale ne réduirait les émissions totales de gaz à effet de serre du Royaume-Uni que de moins de 0,1 %. »

Source: BBC Good Food, mars 2021

Royaume-Uni : étiquetage des aliments en fonction de leur impact sur l’environnement

Des groupes alimentaires et des détaillants, dont Nestlé, Tesco, Sainsbury’s et Marks & Spencer, font partie des grands noms qui collaborent avec Foundation Earth pour étudier le fonctionnement de l’étiquetage environnemental à l’approche du sommet climatique COP26 de novembre. Le label évalue les aliments sur une échelle mobile allant de A+ (excellent) à G (pas bon) et ambitionne de donner aux consommateurs le pouvoir de réorganiser une industrie alimentaire qui contribue à hauteur de 37 % aux émissions mondiales de gaz à effet de serre. Le « score enviro » de la Foundation Earth repose sur quatre mesures : le carbone, la consommation d’eau, la pollution de l’eau et la biodiversité. Les acheteurs peuvent lire des explications détaillées sur le score d’un produit sur le site web de l’organisation à but non lucratif.

Source: The Guardian, 8 octobre 2021

Pourquoi l’alimentation doit être au cœur de l’action environnementale avant la COP26

L’initiative « Beacons of Hope » décrit l’exemple d’Eosta<https://www.eosta.com/en/eosta-where-ecology-meets-economy>, membre du COLEACP, un distributeur de fruits et légumes biologiques aux Pays-Bas qui permet aux consommateurs de prendre des décisions plus éclairées au supermarché. Eosta utilise la comptabilité des coûts réels (TCA) pour montrer aux clients les coûts cachés qui résultent des modes industriels de production alimentaire, des travailleurs agricoles sous-payés à l’utilisation excessive de pesticides. Les fruits et légumes vendus par Eosta sont accompagnés d’étiquettes de prix qui comparent clairement l’impact des systèmes d’agriculture industrielle par rapport aux systèmes d’agriculture biologique, encourageant ainsi les clients à faire des achats équitables pour les producteurs, la société et l’environnement.

Source: Euronews, 17 juillet 2021

Le premier magasin True Price au monde ouvre ses portes à Amsterdam

True Price est une entreprise sociale dont la mission est de réaliser des produits durables abordables pour tous en permettant aux consommateurs de voir et de payer volontairement le véritable prix des produits qu’ils achètent. Le magasin d’Amsterdam est initialement ouvert le samedi, en commençant par le café et le chocolat pour remédier à la sous-rémunération et au changement climatique. Cette preuve de concept est destinée à inspirer d’autres magasins, restaurants et supermarchés à lui emboîter le pas.

Source: True Price, 20 février 2020

Restauration des terres

Restauration des terres dégradées et des forêts d’Afrique

L’étude « Review of forest and landscape restoration in Africa 2021 », réalisée par la FAO et l’Union Africaine-NEPAD, fait le constat d’une dégradation de 65% des terres productives africaines alors que la désertification touche 45% de la superficie des terres africaines et que les forêts continuent de disparaître à hauteur de 4 millions d’hectares par an. Le potentiel de restauration en Afrique est estimé à plus de 720 millions d’hectares dont 221 millions ha dans les zones arides (166 millions d’hectares en Afrique du Nord, au Sahel et la Corne de l’Afrique et 55 millions dans la région de l’Afrique australe). Des initiatives ont été lancées contribuant à cette restauration progressive des paysages et des forêts : en 2015, l’Initiative de restauration des paysages forestiers africains (AFR100) ; en 2018 le Programme panafricain d’action pour la restauration des écosystèmes piloté par l’Union africaine et le NEPAD ; et la Grande muraille verte sur 8 000 km.

Source: Commodafrica, 29 septembre 2021

Destruction importante de la forêt tropicale en Afrique depuis 30 ans

Selon une étude publiée dans Science Advances “Long-term (1990–2019) monitoring of forest cover changes in the humid tropics”, menée par des scientifiques du Centre commun de recherche (JRC), du Cirad, du CIFOR et de l’INPE, 220 millions d’hectares de forêts tropicales humides ont été perdus en 30 ans soit une moyenne de 7 millions par an. L’étude souligne que les forêts tropicales actuelles sont très dégradées en raison de l’exploitation du bois, des feux de faibles ampleurs et des perturbations naturelles comme les tempêtes. Il est aussi souligné que la dégradation des forêts s’est accélérée ces dernières années.

Source: Commodafrica, 9 mars 2021

Togo : restauration des forêts et des terres dégradées

Au Togo, l’Union européenne participe à des actions sur trois ans (2019-2021) pour la gestion durable des forêts et des terres. Ce financement de plus de 570 millions F.CFA permet la mise en œuvre du programme d’Appui à la Lutte Contre le Changement climatique (PALCC) en accompagnant l’Organisation pour le Développement et l’Incitation à l’Auto Emploi (ODIAE) et son partenaire FAGAD (Frères Agriculteurs et Artisans pour le Développement) à renforcer la résilience des populations du sud-Togo. « L’objectif global est de contribuer à renforcer la résilience des exploitations agricoles et des écosystèmes forestiers des régions maritimes et plateaux face au changement climatique », explique Georges Koffi Egbenou, directeur exécutif de l’ONG ODIAE. Ce programme intervient sur l’aménagement des forêts communautaires, la gestion durable des terres agricoles exploitées, la diversification des productions.

Source: Agridigitale, 9 juillet 2020

Contribution de l’Allemagne au reboisement du Cameroun

Le gouvernement camerounais et la banque allemande KFW ont signé fin juin 2021 un accord de financement d’un montant de 10 millions d’euros (6,5 milliards de FCFA) pour la restauration des paysages dégradés et le reboisement des forêts au Cameroun. Des actions précises seront menées sur une superficie totale de 46 000 ha dans les régions du Nord et de l’Extrême-Nord, menacées par la désertification. Ce programme contribue à financer l’engagement pris par le Cameroun à restaurer 12 millions d’ha de forêts à l’horizon 2030.

Source: Investir au Cameroun, 1 juillet 2021

Systèmes alimentaires durables – politique

L’engagement du G20 en faveur de la sécurité alimentaire durable

La réunion des ministres de l’Agriculture du G20, qui s’est tenue à Florence les 17 et 18 septembre, s’est terminée par l’approbation d’une déclaration finale (la « Charte de durabilité de Florence ») réaffirmant l’engagement de parvenir à la sécurité alimentaire dans le cadre des trois dimensions de la durabilité : économique, sociale et environnementale. Pour les ministres du G20, le changement climatique, les phénomènes météorologiques extrêmes, les parasites, les maladies animales et végétales et les chocs tels que la pandémie de Covid-19 nécessitent des réponses coordonnées et efficaces. Ils ont convenu de ne pas adopter de mesures restrictives injustifiées qui pourraient entraîner une extrême volatilité des prix des denrées alimentaires sur les marchés internationaux qui représente un risque pour la sécurité alimentaire.

Source: G20 News, 18 septembre 2021

Sommet des Nations Unies sur les systèmes alimentaires – Près de 300 engagements

Lors du tout premier Sommet des Nations Unies sur les systèmes alimentaires, près de 300 engagements ont été pris dans le monde entier et par tous les groupes d’intérêt afin d’accélérer les actions visant à transformer les systèmes alimentaires. Ces engagements sont actuellement enregistrés dans le registre des engagements de l’UNFSS. Ces engagements sont alignés sur les cinq domaines d’action du Sommet :

  • Nourrir toutes les personnes
  • Booster les solutions de production basées sur la nature
  • Promouvoir des moyens de subsistance équitables, un travail décent et des communautés autonomisées
  • Renforcer la résilience aux vulnérabilités, aux chocs et aux stress
  • Moyens de mise en œuvre

Source: UN press release, 24 septembre 2021

La stratégie « de la ferme à la table » de l’UE est en passe de devenir juridiquement contraignante

Les députés des commissions de l’environnement, de la santé publique et de la sécurité alimentaire et de l’agriculture du PE ont adopté le rapport sur la stratégie « de la ferme à la table ». Le rapport sera soumis à l’ensemble du Parlement dans les semaines à venir. Lors de sa première publication, le rapport énumérait 27 mesures visant à faciliter une production alimentaire plus verte, des régimes alimentaires plus sains et plus durables et une réduction du gaspillage alimentaire. Ces mesures comprennent des objectifs en matière d’agriculture biologique, notamment l’ambition de porter la superficie des terres agricoles biologiques de l’UE à au moins 25 %. D’ici à 2030, la stratégie prévoit une réduction de 50 % de l’utilisation et des risques liés aux pesticides, et de 20 % de l’utilisation des engrais. Elle stipule également que les agriculteurs doivent percevoir une part équitable des bénéfices générés par les aliments produits de manière durable.

Source: Food Navigator, 10 septembre 2021

Revue scientifique : Le changement climatique et l’horticulture

Ravageurs et maladies et changement climatique : Y a-t-il un lien ?

Le changement climatique peut affecter la taille des populations, le taux de survie et la répartition géographique des nuisibles, ainsi que l’intensité, le développement et la répartition géographique des maladies. En général, une augmentation des températures et des niveaux de précipitations favorise la croissance et la distribution de la plupart des espèces de nuisibles en fournissant un environnement chaud et humide et en apportant l’humidité nécessaire à leur croissance. Cependant, lorsque les températures et les niveaux de précipitations sont trop élevés, cela peut ralentir la croissance et la reproduction de certaines espèces de ravageurs et les détruire en emportant leurs œufs et leurs larves hors de la plante hôte. Les recherches montrent que depuis 1960, les ravageurs et les maladies des cultures se déplacent en moyenne de 3 km par an en direction des pôles nord et sud de la Terre à mesure que les températures augmentent. Bien que les scientifiques soient convaincus que le changement climatique entraînera une augmentation des ravageurs et des maladies, il n’est pas facile de prédire exactement quand et où ils se propageront. Il existe des variations importantes entre les différentes espèces de ravageurs et les différents types d’agents pathogènes, et les modèles climatiques ne peuvent fournir que des estimations des endroits où les infections ou les épidémies pourraient se produire. Pour faire face à ces incertitudes, les experts reconnaissent de plus en plus la nécessité de surveiller les épidémies de ravageurs et de maladies et ont appelé à la mise en place d’un système de surveillance mondial pour les suivre et améliorer les réponses.

Source: CIMMYT News, 27 février 2020

Changement climatique et invasion de criquets pèlerins en Afrique de l’Est

Une lettre parue dans Nature Climate Change souligne que les récentes épidémies intenses de criquets pèlerins peuvent être liées au changement climatique anthropique et à la fréquence accrue des événements météorologiques extrêmes. En mai 2018, un cyclone tropical (Mekunu) d’une puissance inhabituelle a touché terre au-dessus de la péninsule arabique. Les cyclones tropicaux s’affaiblissent généralement en atteignant les terres, mais Mekunu a traversé Oman, provoquant de fortes précipitations qui ont créé des lacs désertiques au-dessus du « Quart vide » en Arabie saoudite. Le sol chaud, sablonneux et humide était l’environnement parfait pour que les criquets pèlerins sortent de leurs œufs, se développent et se reproduisent. Les conditions sèches de cette région devraient normalement tuer ces races, mais un autre cyclone tropical (Luban) a suivi en octobre 2018, offrant une « bouée de sauvetage » pour la poursuite de la première invasion. Fin 2019, les vents d’un autre cyclone tropical, Pawan, ont facilité la migration des criquets pèlerins vers l’Afrique de l’Est. Un manque de préparation, une instabilité politique chronique et des capacités limitées ont fait de cette invasion la pire en un quart de siècle pour la plupart des pays, et la pire en 70 ans pour le Kenya. Il est difficile d’attribuer un événement unique au changement climatique. Cependant, les changements climatiques tels que l’augmentation de la température et des précipitations dans les zones désertiques, ainsi que les vents forts associés aux cyclones tropicaux, offrent un nouvel environnement pour la reproduction, le développement et la migration des parasites. Il est crucial que chaque gouvernement de la région mette en place un système d’alerte précoce multirisque. Dans le cadre de la justice climatique, les pays développés ont l’obligation morale de soutenir les pays qui ne disposent pas des ressources nécessaires à un tel investissement.

Source: Nature Climate Change (2020) 10: 584–585

L’augmentation du CO2 et le changement climatique devraient réduire la disponibilité des nutriments dans le monde entier

Une nouvelle étude révèle qu’au cours des 30 prochaines années, le changement climatique et l’augmentation du dioxyde de carbone pourraient réduire considérablement la disponibilité de nutriments essentiels tels que les protéines, le fer et le zinc. On estime que les impacts totaux des chocs du changement climatique et des niveaux élevés de CO2 dans l’atmosphère réduiront la croissance de la disponibilité mondiale des protéines, du fer et du zinc par habitant de 19,5 %, 14,4 % et 14,6 %, respectivement.

Source: Science Daily, 18 juillet 2019

Effet des changements environnementaux sur les rendements et la qualité nutritionnelle des légumes et des légumineuses

Il est prouvé que les changements environnementaux, notamment le changement climatique, la pollution atmosphérique, la raréfaction et la salinisation de l’eau, réduiront les rendements des cultures de féculents, mais l’impact sur les légumes et les légumineuses reste largement inconnu. Les légumes et les légumineuses importants sur le plan nutritionnel (non féculents) semblent être relativement sensibles aux changements environnementaux. Par exemple, les tomates et les haricots ont des températures limites (température ambiante à laquelle la croissance s’arrête) plus basses que les cultures de base et sont plus vulnérables au stress thermique. Plusieurs légumes et légumineuses sont particulièrement vulnérables au développement de lésions visuelles (et donc à la commercialisation) dues au stress environnemental, les légumineuses, les légumes à feuilles et les solanacées (y compris les tomates) étant parmi les cultures les plus sensibles. Cet examen a révélé que les changements environnementaux auraient un impact négatif sur les rendements si le secteur agricole ne réagissait pas de manière appropriée.

Source: PNAS (2018) 115(26): 6804–6809

Agriculture intelligente face au climat – études de cas

L’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) vient de publier « Climate-smart agriculture case studies 2021: Projects from around the world. ». Les études de cas portent sur des activités qui contribuent aux trois piliers de l’agriculture intelligente face au climat : augmenter durablement la productivité et les revenus agricoles ; adapter et renforcer la résilience des populations et des systèmes agroalimentaires au changement climatique ; et réduire et/ou supprimer les émissions de gaz à effet de serre dans la mesure du possible. Le rapport comprend des études de cas du Mali, du Sénégal, de la Somalie, du Ghana, du Botswana et de Sainte-Lucie.

Source: FAO, 2021

Une étude mondiale soutient l’horticulture durable et l’auto-évaluation

Une étude de 2018 comparant différents types de systèmes de production alimentaire a compilé des données sur les impacts environnementaux de 38 000 exploitations produisant 40 produits agricoles différents dans le monde. L’étude conclut que :

« L’élément le plus frappant est que les impacts des produits animaux les plus faibles dépassent généralement ceux des substituts végétaux, fournissant de nouvelles preuves de l’importance du changement de régime alimentaire. Cumulativement, nos résultats soutiennent une approche où les producteurs surveillent leurs propres impacts, atteignent de manière flexible les objectifs environnementaux en choisissant parmi plusieurs pratiques, et communiquent leurs impacts aux consommateurs. »

Source: Science, 2018, 360(6392): 987-992

Les personnes les moins responsables subissent les pires effets

Des recherches récentes menées par Oxfam montrent que le Britannique moyen émet autant de dioxyde de carbone en cinq jours qu’une personne au Rwanda en un an. Et en deux semaines, les émissions du Britannique moyen dépassent les émissions annuelles par habitant de six autres pays africains : Madagascar, le Malawi, l’Éthiopie, l’Ouganda, la Guinée et le Burkina Faso. Les émissions annuelles de dioxyde de carbone par habitant sont de 0,09 tonne au Rwanda, 0,19 au Malawi et 0,25 au Burkina Faso. Plus haut dans l’échelle, le Nigeria émet 0,49  tonne de carbone par personne chaque année, tandis qu’en Inde, ce chiffre est de 1,68. Ces chiffres sont à comparer à une moyenne mondiale de 4,7 tonnes par personne et par an ; en Grande-Bretagne, ce chiffre est de 8,3.

Source: Oxfam Media Centre, 6 janvier 2020



Translate »