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Les principaux résultats de la mission kenyane dans l’UE illustrent les résultats de l’étude NExt Kenya sur les goulets d’étranglement de la filière horticole

À l’occasion d’une réunion rassemblant des représentants de l’ensemble du secteur public et privé horticole kenyan, le Dr Kedera, coordinateur du programme NExT Kenya, a présenté le 5 juillet dernier, les principaux résultats de l’étude sur les goulets d’étranglement affectant la compétitivité des exportations horticoles kenyanes.

Ces résultats sont le fruit d’un travail approfondi de plus d’un an, qui a impliqué des consultants locaux, de multiples échanges avec les acteurs de la profession au Kenya et en Europe et les autorités compétentes ainsi qu’un travail méthodologique et de coordination du département Markets Insight du COLEACP.

Que ressort-il de l’étude?

Aucune révélation majeure mais beaucoup de confirmations argumentées et surtout une série exhaustive de facteurs bloquant l’expression du plein potentiel Kenyan à l’export. Depuis le manque d’intrants agricoles nécessaires à l’amélioration continue des pratiques agricoles en matière de durabilité, le besoin continu de renforcement des capacités notamment des plus petits exportateurs pour qu’ils puissent répondre aux contraintes liées à l’évolution permanente des exigences du marché européen jusqu’au besoin urgent d’optimisation de la logistique via le fret maritime et de transparence tout au long de la chaine de valeur via un système de monitoring ad hoc.

Si l’étude a pu confirmer que les exportations horticoles (fruits et légumes, fleurs) du Kenya vers l’UE constituent une success story qui a été clé dans le développement continu de l’économie agricole du pays, les défis et les menaces ont augmenté sur les marchés internationaux et notamment récemment avec le Brexit, la COVID 19 et maintenant la guerre en Ukraine.

Parallèlement d’autres fournisseurs du marché européen concurrents du Kenya comme la Colombie le Pérou, l’Equateur ou l’Egypte ont profité davantage de la croissance du marché de l’UE que le Kenya ce qui révèle la réserve de compétitivité du Kenya.

L’image du Kenya chez les acheteurs est positive pour les fleurs et légumes. C’est moins le cas pour les fruits comme l’avocat ou la mangue, où même si les efforts des Kenyans sont reconnus, des progrès restent à faire en termes d’homogénéité et de régularité de la qualité des produits.

L’approche chaine de valeur de l’étude aura permis d’identifier 47 goulets d’étranglements à partir desquels autant de recommandations ont été élaborées par maillon de la chaine de valeur et priorisées en fonction de leur impact sur la filière et d’une estimation de la faisabilité des solutions pour y remédier.

Les goulets d’étranglement identifiés pour la filière fleurs illustrent les défis urgents et importants pour l’ensemble du secteur : la question des notifications SPS à l’entrée du marché européen, l’intégration du Green Deal à la fois en tant que défi mais aussi comme opportunité de développer de nouveaux segments de marché durables dans l’UE et enfin la nécessité de communiquer jusqu’au consommateur sur la durabilité sociétale et environnementale de la production horticole.

Lors de la rencontre du 5 juillet, Clement Tulezi, Président de la groupe de travail national sur l’horticulture (National Horticulture Task Force, NHT), a par ailleurs rapporté, les principaux résultats de la mission NExT Kenya de mars et avril 2022 qui s’est déroulé en France, en Belgique, aux Pays-Bas et en Allemagne. La délégation Kenyane était alors composée du NHT, des principales agences de réglementation du secteur agricole, de la mission du Kenya en Belgique et aux Pays-Bas, de représentants du secteur privé et de partenaires de développement. Des acteurs privés et publics ont été rencontrés, notamment de la Commission européenne et de la filière d’’importation horticole européenne. Finalement les différents retours de la mission ont confirmé et/ou illustré les résultats de l’étude : nécessité de données régulières sur la durabilité de la filière horticole Kenyane, diminution attendue des notifications SPS à l’entrée sur le marché, communication positive sur la production Kenyane…

L’enjeu pour la NHT est désormais de transformer ces recommandations en feuille de route et plans d’actions. C’est ce que l’ensemble des parties prenantes se sont accordées à conclure lors de la réunion du 5 juillet. L’étude NExT Kenya très détaillée et opérationnelle des goulets d’étranglements doit dans ce sens exprimer toute son utilité.

Ces activités sont mises en œuvre par le COLEACP et soutenues par le programme NExT Kenya (New Export Trade), établi en collaboration avec la délégation de l’UE à Nairobi et les parties prenantes kenyanes.



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